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Les résultats 2009 : les
indices de satisfaction progressent
L’étude : les
clés de lecture
Le classement proposé par ECER procède de
l’analyse d’informations croisées
concernant :
- d’une part l’importance que chaque
entrepreneur
interrogé accorde aux critères
évoqués :
accompagnement à la création
d’entreprise, soutien
ante-création, suivi post-création,
diversité et
accessibilité des aides financières,
environnement.
-
d’autre part, leur perception, leurs attentes et
leur
niveau de satisfaction quant à ces mêmes
critères.
A l’issue de l’étude, chaque ville
obtient une note
de satisfaction et une note d’importance sur les cinq
thèmes sur une échelle de 0 à 100.
L'étude : les grandes tendances
Classement globale sur les cinq thèmes
Les résultats sont présentés sous deux
formes graphiques :
Tour d’Europe 2009 des
villes préférées des entrepreneurs
Les entrepreneurs européens sont de plus en plus satisfaits.
C’est le premier enseignement du deuxième
classement
d’ECER-Banque Populaire. Cette hausse du niveau de
satisfaction
est le signe que l’Europe progresse dans la voie
d’une
société plus entrepreneuriale.
L’entrepreneur est
toujours la source de création et de redistribution de
richesses
et parfois aussi vecteur d’innovation et pourvoyeur
d’emplois. C’est pour ces raisons qu’une
société qui aide et protège ses
entrepreneurs est
une société mature. Après avoir
accusé un
retard relatif en matière de promotion de
l’entrepreneuriat, l’Europe comble année
après année son retard, avec parfois des
performances
locales remarquables.
C’est notamment le cas des pays scandinaves et tout
particulièrement d’Helsinki qui cette
année
décroche la première place du classement
ECER-Banque
Populaire. De manière générale, les
pays du nord
(Finlande, Suède, Allemagne, Autriche…) semblent
mieux
satisfaire leurs entrepreneurs que les pays du sud (Grèce,
Italie…) même si ce clivage nord-sud est moins
marqué cette année que lors du
précédent
classement.
Helsinki, major en 2009
La Finlande est généralement classée
par
l’étude GEM (Global Entrepreneurship
Monitor) parmi
les pays européens moyennement entreprenants.
Néanmoins,
la Finlande n’en finit pas d’étonner le
monde
académique du champ de l’entrepreneuriat depuis
plusieurs
années.
A ce titre, on notera que le professeur finlandais Antti Paasio a
présidé l’European Council for Small
Business and
Entrepreneurship durant deux ans (2002–2004) et que la ville
de
Turku a organisé le congrès mondial annuel de
l’International Council for Small Business en juin 2007. Ce
congrès a réuni plus de 700 chercheurs en
entrepreneuriat
et en management des PME du monde entier.
Grâce à ce contexte favorable à
l’esprit
entrepreneurial, la ville d’Helsinki se distingue. Plusieurs
raisons peuvent être évoquées. Tout
d’abord,
l’existence de plusieurs institutions
dédiées
à l’entrepreneuriat comme par exemple la Helksinki
School
of Creative Entrepreneurship. Cette école, au positionnement
pédagogique original, est un pivot de la promotion et de la
formation à l’entrepreneuriat dans
l’agglomération d’Helsinki. Elle est
encastrée dans de multiples réseaux
économiques et
sociaux du territoire et a noué depuis plusieurs
années
de nombreux partenariats avec les organismes locaux de
développement local. La ville d’Helsinki semble
d’ailleurs maintenir un fort investissement dans le champ de
l’entrepreneuriat comme en atteste le récent
programme
Helsinki Metropolitan Entrepreneurship Academy (HMEA) qui a
débuté en janvier 2009. En outre, la Finlande
devéloppe depuis plusieurs années de nombreux
programmes
de recherche en faveur de l’entrepreneuriat.
Les villes allemandes se distinguent au sein de l’Europe
Le consortium GEM (Acs, Bosma et Sternberg, 2008) a
démontré que les villes allemandes de Munich,
Hambourg et
Frankfurt réalisaient des performances entrepreneuriales
bien
supérieures à la performance moyenne du pays. Le
classement ECER-Banque Populaire confirme le bon positionnement des
villes allemandes au sein de l’Europe.
Les villes de l’Est de l’Europe se classent
très honorablement
Parmi ces villes, c’est Varsovie qui affiche la meilleure
satisfaction des entrepreneurs en se classant 10ème ville,
avec
toutefois un contre performance au niveau de l’environnement
(classement 26ème) et un excellent rang en
matière
d’ante-création et de post-création (5
ème
position). Riga (16ème) et Prague (19ème) se
situent dans
le milieu de classement et Budapest (23ème) est
légèrement moins bien classée. Dans
l’ensemble, les villes des pays en transition (anciens pays
de
l’Est) semblent tirer leur dynamisme du rattrapage que leurs
économies ont été obligées
de combler. La
création d’entreprise a souvent
été un des
vecteurs de cette transition. Le classement ECER-Banque Populaire
permet d’en mesurer la portée.
Un résultat contrasté pour la France
Paris se classe en queue de peloton alors que Lille et Lyon semblent
durablement constitués le binôme major
français.
C’est la confirmation que ces deux villes ont bien
intégré la dimension entrepreneuriale. Elles
maintiennent
une bonne avance sur les autres villes françaises. Pour des
raisons différentes, Lille et Lyon ont su tisser des
politiques
locales à vocation entrepreneuriale.