L'étude : suite de l'analyse
3. Des effets pays notoires
- Le Royaume-Uni et l’Italie : des résultats contrastés
Alors que dans la précédente édition, les
entrepreneurs britanniques largement touchés par la crise
économique avaient jugé sévèrement les
politiques d’accompagnement mises en place ; en 2010, ils
déclarent une plus grande satisfaction vis-à-vis des
dispositifs déployés. On constate ainsi une belle
performance sur certaines thématiques telle que la
promotion.
Les entrepreneurs continuent d’exprimer une forte insatisfaction
sur les dispositifs déployés… Avec de fortes
attentes sur l’ensemble des thèmes.
4. Des effets de seuil de l'impact perçu des aides
On constate que l’efficacité marginale des politiques
publiques implémentées décroit. Ainsi, les pays
dits « du Nord » (Suède, Finlande, Allemagne,
Autriche), habitués à la tête des classements,
affichent des scores de satisfaction en recul par rapport à
l’édition 2009. En revanche, les pays qui semblaient avoir
été plus durement touchés par la crise ou qui
étaient positionnés en queue de classement
général lors l’édition
précédente (Danemark, Royaume-Uni, Grèce,
certaines métropoles françaises) affichent des scores de
satisfaction en hausse.
Cette tendance confirme ainsi le fait qu’à partir
d’un certain niveau de satisfaction il est difficile de pouvoir
progresser davantage.
5. Des inégalités thématiques
Alors que le classement général laisse apparaître
des groupes de métropoles relativement distincts en
formant des paliers, le ciselage des métropoles varie selon les
thèmes d’étude ; il est par exemple important sur
les thèmes de la promotion et de la post-création et du
financement mais plus faible en ante-création et environnement.
De fait, pour l’environnement, l’analyse des scores en
valeur absolue doit être couplée d’une analyse plus
qualitative.
6. Finalement, il existe des typologies d'entrepreneuriat
Au regard de ces constats, on peut distinguer plusieurs types
d’entrepreneuriat en Europe que l’on pourrait qualifier de
la manière suivante : un entrepreneuriat
d’opportunité, un entrepreneuriat de
nécessité, un entrepreneuriat sur le modèle du
Mittelstand (économie intermédiaire), etc…
ces typologies pourraient apporter des clés de lectures aux
politiques sur la manière d’appréhender et
d’accompagner au mieux ces entrepreneurs.