L'étude des cinq thématiques
La promotion de l'entrepreneuriat


    L’acte de création est souvent difficile et c’est pour cette raison que la promotion d’un discours positif, voire incitatif, est une dimension clé des politiques locales à vocation entrepreneuriale mises en œuvre par les collectivités territoriales. La promotion est donc la première dimension mesurée par le classement ECER-Banque Populaire.
    Le premier enseignement livré par les résultats est le clivage nord-sud. Les villes du nord sont dans l’ensemble mieux classées que celles du sud. C’est un clivage d’ensemble que l’on retrouve dans le classement général.
    Le deuxième enseignement est le très bon résultat obtenu par les villes allemandes qui constituent le duo de tête de cette thématique.
    Enfin, l’analyse révèle aussi un fait très instructif : les villes de province semblent souvent mieux se classer que les capitales de leurs pays respectifs. Berlin est moins bien classée que les autres villes allemandes, Porto est devant Lisbonne, Lyon, Lille et Marseille sont devant Paris, Barcelone devant Madrid, Turin et Naples devant Rome, Malmo devant Stockholm… Ce résultat peut s’expliquer de deux manières. On peut évoquer un probable effet-taille qui jouerait au détriment des capitales puisque ces dernières verraient leur politique de promotion se diluer. Organiser le salon des entrepreneurs est un évènement à Lyon et une manifestation parmi beaucoup d’autres à Paris. La promotion entrepreneuriale dans les grandes capitales serait moins audible. La seconde explication est que les villes de province ont plus intérêt à développer les politiques de développement endogène tandis que les capitales sont, du fait de leur statut, plus attractive pour les investissements étrangers et les sièges sociaux des grandes firmes multinationales. 

L'ante-création



Une phase cruciale pour les entrepreneurs
    Les spécialistes de l’entrepreneuriat le savent bien : la phase qui précède la création d’entreprise est cruciale.
    Ceci est confirmé par l’étude d’impact qui montre à quel point cette phase est jugée cruciale par les entrepreneurs eux-mêmes.
    En outre, c’est à ce moment-là que les entrepreneurs sont difficiles à identifier et, par conséquent, à accompagner. D’où l’importance des actions de proximité conduites par les villes.
    Les villes allemandes occupent les trois premières places. À l’exception de Berlin, plus mal classée comme bien d’autres capitales (Copenhague, Rome, Paris…), les entrepreneurs allemands se déclarent très satisfaits par les dispositifs d’accompagnement ante-création. Les réponses avoisinent près de 80% de satisfaction. On notera aussi les bons indices de satisfaction des villes de l’Europe de l’Est comme Varsovie (5ème) et Budapest (7ème) et dans une moindre mesure Riga (12ème) et Prague (14ème). Les pays en transition ont considérablement progressé ces dernières années en matière de politiques d’accompagnement entrepreneurial.

La Post-création



    Le thème post-création regroupe des domaines aussi variés que les services de conseil, la gestion opérationnelle (suivi commercial, tableau de trésorerie, gestion prévisionnelle…) mais aussi la durée des services et des prestations d’accompagnement. Globalement, ce sont les villes scandinaves qui se situent en tête du classement. Une seule exception notable : Copenhague*.
    En matière de satisfaction post-création, le clivage capitale/villes de province est aussi relativement important : Paris, Londres, Rome, Lisbonne sont moins bien classées. Mais Stockholm surclasse les villes suédoises.

* Remarque : le prochain classement ECER-Banque Populaire veillera à enrichir le nombre de villes danoises pour pouvoir
jauger les performances propres à Copenhague et à celles du Danemark. De ce fait, il sera aussi possible de mieux cerner
la différence de résultats entre les divers pays scandinaves.


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